
Devenir accompagnante postnatale à domicile avec Magali Landot
Magali : Oui, bien sûr. Je m’appelle Magali, j’ai 43 ans et je vis à Bruxelles. Je suis maman de deux enfants, et j’ai lancé un projet qui s’appelle Golden Mama il y a un peu plus d’un an, juste après avoir terminé la formation d’accompagnante post-natale avec vous.
Magali : Tout est parti de ma propre expérience de postpartum. Pendant ma grossesse, je suis tombée sur votre livre, et ça a été un vrai déclic. Ça m’a profondément marquée, et j’ai eu ce désir très fort que toutes les mamans puissent, elles aussi, avoir accès à ce type de soutien.
Magali: Il y a une magie qui s’opère quand les mamans se sentent en confiance et qu’elles peuvent laisser tomber les masques. Ce sont des moments très précieux, où elles se livrent sans peur du jugement. C’est dans cette vulnérabilité qu’on crée une vraie connexion. Et moi, je me sens profondément à ma place dans ces instants-là.
Magali : Le curry, j’avoue, c’est un basique, elles en demandent tout le temps. Le curry, que ce soit végé ou avec du poulet, (Recette postpartum : Le curry du Mois d’Or ) c’est quelque chose qui semble assez réconfortant. Le tajine aussi, elles aiment bien. Le brownie choco sans gluten, là, elles adorent parce qu’il se congèle aussi super bien.
Magali : C’est bon pour l’émotionnel mais je voudrais aussi ajouter que ce qui se passe dans les cuisines, c’est énorme, et ce sont souvent des moments très beaux. On a beau dire tout ce qu’on veut, relativiser ce cliché de « la femme dans la cuisine », mais en réalité, quand tu mets des femmes dans une cuisine… elles parlent ! Souvent, elles viennent et elles ne peuvent pas s’en empêcher : elles n’arrivent pas à rester dans le canapé, elles veulent venir papoter un peu avec moi. Elles vont oser dire des choses qu’elles n’osent pas partager lorsqu’on est face à face.
Ou alors, il y a le mari qui passe, qui vient couper quelques carottes… On est debout, on est en train de peler un légume, et du coup ça fait moins formel, et ils se sentent plus souvent à l’aise pour dire quelques phrases, oser dire qu’ils sont fatigués, oser dire qu’ils sont un peu dans le dur en ce moment, et ça permet en effet de délier un peu plus facilement certains sujets …. Dans les cuisines, il y a une ambiance particulière, une chaleur… Il se passe toujours quelque chose. Cela me fait penser à des films méditerranéens, tu vois ? Et pourtant, c’est un lieu du quotidien, presque anodin. Un lieu qu’on a parfois un peu délaissé, nous les femmes, parce qu’on a voulu montrer qu’on pouvait travailler, qu’on n’était pas « que » dans la cuisine. Je trouve qu’on a tendance à minorer cette dimension en fait, qui est tellement source de réconfort, de joie, de plaisir.
Magali : Mes enfants ont 2 ans et demi et 11 ans, donc il y a du sport (rires). C’est un vrai challenge au quotidien, ça demande pas mal de créativité et d’organisation. J’essaie de bien cloisonner les choses, même si ce n’est pas toujours parfait. Mais avec le temps, j’ai appris à accepter que tout ne soit pas toujours équilibré.
Magali : J’ai appris à me faire confiance. Ce lien avec les mamans, leur confiance, leur vulnérabilité… tout ça me rappelle chaque jour l’importance de notre rôle. Et puis, le fait d’avoir une formation solide, comme celle du Mois d’Or, ça m’a donné des outils concrets pour me sentir légitime dans ce que je fais. Il y a ce qu’on apprend en formation, mais il y a aussi un peu tout ce qu’il va y avoir autour, communication, administratif, comptabilité. Il faut trouver aussi des bons partenaires et il n’y a pas juste l’élan du cœur, il faut savoir bien s’entourer.
Magali : Oui, je pense qu’il est essentiel de prendre soin de soi pour pouvoir prendre soin des autres. C’est une leçon que j’ai intégrée au fil de mon parcours, et cela fait toute la différence dans ma pratique.
Magali: Je leur dirais de ne pas avoir peur de suivre leur élan. Même si elles ne savent pas encore exactement quelle forme prendra leur projet, chaque savoir acquis est précieux. Rien n’est perdu, et ce que l’on apprend peut toujours servir, que ce soit pour accompagner des mamans autour de soi, dans son entourage, ou même dans sa propre famille.
C’est une ressource qui ne sera jamais de trop, quel que soit l’engagement professionnel que ça prendra dans vos vies, parce qu’en fait, des mamans en post-partum, potentiellement, on peut en croiser toute nos vies, quel que soit notre âge, en fait, une voisine, une collègue, sa sœur, Et puis même plus tard, nos propres filles, les amis de nos filles, etc.
Florence : Le service coûte 130€ pour une demi-journée. J’interviens dans toute la métropole de Lyon et en Vienne.
Magali : Merci à vous ! J’espère que mon expérience donnera envie à d’autres de rejoindre cette belle aventure.
Autrice du best-seller "Le Mois d'Or, bien vivre le premier mois après l'accouchement", formatrice et Accompagnante postnatale du Mois d'Or