
S’approprier le Mois d’Or en néonatalogie : le petit guide de survie pour les parents qui vivent la prématurité
Hello, moi c’est Jo ! D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été passionnée par le monde de la périnatalité : les bébés, la grossesse, les enfants, tout ce package. Mais on peut dire que j’ai plongé dans le grand bain de la prématurité, sans bouée de sauvetage ! Je ne connaissais personne ayant vécu un accouchement prématuré, et je n’avais jamais envisagé cette possibilité avant que « ça ne me tombe dessus », boum, du jour au lendemain.
Je suis la maman d’une petite Louise, grande prématurée née à 31 SA + 3. Elle a 3 ans maintenant et se porte à merveille, une vraie championne. Mais pour en arriver là, nous avons été hospitalisés tous les trois, avec mon mari, pendant 75 longs jours au service de néonatalogie du CH de Calais. 75 jours dans un environnement plein d’amour et entourés de soignants exceptionnels, tous là pour accompagner notre petite warrior à grandir. Aujourd’hui, je suis Accompagnante postnatale Mois d’Or et doula ; j’accompagne les parents et futurs parents qui traversent l’épreuve de la prématurité et cette période si bouleversante qu’est la maternité : avant, pendant, après. J’enseigne également le yoga depuis 2021, c’est ma passion, mon mode de vie, ce qui a transformé ma manière de traverser les épreuves. Pour accompagner au mieux mes mamans yogis, j’ai eu la chance de devenir accompagnante postnatale formée par le réseau Le Mois d’Or. Et c’est dans ce cadre, avec ma vision de prof de yoga et mon expérience de terrain, que je veux vous partager mes petites pépites pour savoir comment bien vivre l’hospitalisation d’un bébé prématuré…
Bonjour chère maman, cher papa ou coparent. Ça y est, tu es désormais parent d’un petit (tout petit) être. Wow, c’est dingue, c’est sûrement même un peu, ou beaucoup, précipité ! Alors considère ici, par ce début de lecture, l’occasion de réaliser, de célébrer et de te rendre compte du chemin déjà parcouru. Bravo, sois fier.e de toi ! Tu es arrivé.e jusque-là et tu as mis au monde ton enfant prématuré. L’aventure ne fait que commencer avec ton p’tit warrior et je te souhaite de réussir à choyer ces premiers instants de vie ensemble : chaque jour de gagné en couveuse est une victoire ! C’est une façon positive de voir les choses, n’est-ce pas ?
Selon l’association SOS Préma, la naissance prématurée se définit exclusivement en fonction de l’âge gestationnel ou terme de la grossesse compté en semaines d’aménorrhée (SA), et pas du tout en fonction du poids de naissance. On parle ainsi de prématurité simple ou moyenne de 32 SA à 36 SA + 6 jours, de grande prématurité de 28 SA à 31 SA + 6 jours (le club de ma petite Louise), et d’extrême prématurité de 23-24 SA à 27 SA + 6 jours. Chaque parcours de bébé prématuré est unique. Un conseil d’amie : essayez de ne pas vous comparer aux voisins de service de néonatalogie, et accueillez les avancées de votre enfant, à son propre rythme. Vous l’avez déjà compris, nos p’tits warriors nés trop tôt aiment gérer leur timing de façon très personnelle !
On appelle ces premières semaines, ce premier mois ensemble, le Mois d’Or. Inspiré par les traditions ancestrales où les femmes de la communauté prenaient soin du bébé et de la jeune maman, le principe est de redonner de la visibilité à cette parenthèse de post-partum tellement importante, mais quelque peu oubliée de nos jours. Pleine de bouleversements physiques et psychiques, cette période est délicate, mais elle peut aussi être vécue comme un trésor. Habituellement, on prépare tout cela au chaud durant le troisième trimestre, quand l’appel de la nidification se fait sentir et qu’on ralentit le rythme. L’anticipation et l’organisation sont les clés de voûte. Sauf qu’en cas d’accouchement avant terme, et bien… on n’a rien de tout cela ! On se retrouve propulsé à l’hôpital pour une hospitalisation en néonat sans y être préparé.
Mais alors, est-ce qu’il est possible de faire coïncider ces deux mondes ? J’en suis persuadée : oui, c’est possible de vivre ces semaines d’or même avec un nouveau-né prématuré ! Ça sera différent, c’est certain, ça demandera peut-être plus d’énergie, d’aller chercher des ressources intérieures bien enfouies, ainsi que du soutien extérieur… mais tu as le pouvoir en toi de te créer ton Mois d’Or. Tu y as droit, encore plus que n’importe qui, et vous le méritez sacrément avec votre bébé né prématurément.
Mettons tout de suite les pieds dans le plat avec le côté paperasse, parce que ça peut vous sauver quelques neurones de charge mentale durant le séjour en néonatalogie. Premièrement, sache que l’hospitalisation de ton bébé, en France, est prise en charge à 100 % par la sécurité sociale. C’est une vraie chance, parce que l’on considère qu’un jour d’hospitalisation d’un grand prématuré en réanimation coûte environ 1500 €. Assure-toi juste que ta situation est à jour pour ne pas devoir avancer de frais inutiles.
Deuxièmement, vos droits (et ouvrez bien les oreilles !). Le congé maternité est avancé au jour de l’accouchement. Si vous vivez une grande prématurité ou une extrême prématurité de plus de 6 semaines avant le terme, la date de fin de ton congé reste la même, donc tu « gagnes » quelques semaines précieuses auprès de ton bébé au bout du compte. Ce que l’on connaît beaucoup moins, ce sont les droits du papa ou du co-parent : depuis 2019, il ou elle a droit à 30 jours de congé hospitalisation, en plus du congé paternité classique de 25 jours ! Personne ne te le dit vraiment, et souvent tu l’apprends par hasard dans la cafet’ des parents d’enfants prématurés. C’est capital de le savoir vite, car s’il y a retour au travail, les droits s’arrêtent net (jugés non nécessaires, un comble !). Concrètement, il faut d’abord poser les 3 jours de naissance + 4 jours de congé paternité obligatoires, puis arrivent les 30 jours de congé hospitalisation spécifique pour l’hospitalisation du nouveau-né. C’est valable aussi pour les indépendants. Ne lâchez rien face aux instances (CAF, CPAM), vous y avez droit !
Facile à dire, je sais ! Mais rappelle-toi : en tant que jeunes parents, et encore plus quand on fait face à une naissance avant terme, on fait ce qu’on peut ! Et c’est OK. Cette période est pleine de séismes émotionnels, alors essaye d’être bienveillant envers toi-même. Tu as besoin de douceur et de réconfort, pas de culpabilité ou de sentiments d’échec face à ce post-partum prématuré. Dans son analyse de terrain, Joséphine TACK-NYS rappelle souvent ce mantra phare du Mois d’Or : « Un bébé qui va bien, c’est d’abord une maman qui va bien ». Cela peut paraître moins adapté au monde de la prématurité au premier abord, mais au contraire, votre nouveau-né prématuré a un besoin viscéral de vous sentir serein, confiant et disponible.
Pour le rassurer et tenir sur la distance de l’hospitalisation en néonatalogie, tu dois prendre soin de toi et de ton couple. Si tu le peux, sors de l’hôpital sans culpabiliser. S’accorder un moment pour soi, marcher, cuisiner, appeler des amis… faites-en une routine ! Tu reviendras dans la chambre de ton bébé tellement plus apaisée et prête à affronter les heures à ses côtés.
Sache aussi que c’est complètement OK si le lien avec ton bébé n’est pas immédiat, si tu as du mal à te sentir parent ou à ressentir cet « amour inconditionnel » dont on parle tant dans les bouquins. Ce n’est pas automatique, et c’est encore plus vrai après un accouchement prématuré. Ton corps et ta tête n’ont pas eu le temps de réaliser ce qui se passait, et il y a des barrières physiques majeures : l’incubateur, la séparation à la naissance, les masques, le milieu médicalisé et le manque d’intimité total. Sans compter parfois la séparation à la naissance. Pas de panique, ça prendra le temps nécessaire, mais le lien d’attachement avec ton bébé prématuré viendra. Tu n’es pas seule à ressentir ça, alors pas de culpabilité. Privilégie juste les moments de qualité. Spoiler : le peau-à-peau est le meilleur des remèdes pour cela.
Quand je repense à mon histoire, j’étais tellement impressionnée par le milieu hospitalier de la chambre de réa et chamboulée par la naissance prématurée de Louise, qu’il a fallu qu’une puéricultrice me dise, au bout de plusieurs jours, que j’avais le droit d’enlever mon masque pour faire un bisou à ma fille… Je n’avais même pas osé ! N’hésite pas à montrer ton visage en entier à ton bébé, à lui sourire, à le laisser te sentir. Au moindre doute, pose la question aux équipes de néonat.
Il est tout à fait normal de mettre du temps à s’habituer à cette nouvelle vie d’équilibriste. Le manque du dernier trimestre se fait cruellement sentir dans l’organisation « de dernière minute » qu’il faut inventer pour accompagner un enfant prématuré hospitalisé. Parfois loin de chez soi, en laissant les aînés à la maison, la priorité absolue devient ce tout-petit. Mais pour tenir, il est primordial de ne pas s’oublier en route. Détermine les moments qui t’arrangent le plus pour être présente, trouvez une alternance en couple et instaurez une routine. Cela diminue la charge mentale et préserve l’énergie des parents de préma. N’oublie pas d’y ajouter un moment juste pour toi (même 20 minutes !) et un temps de déconnexion avec ton conjoint pour vous soutenir mutuellement.
Pour ma part, en chambre « maternité pathologie à haut risque » puis en soins intensifs avec mon bébé, j’ai vécu à 100 % à l’hôpital. Je n’ai réussi à sortir sur le parking que deux fois le premier mois, tellement j’avais un besoin viscéral d’être collée à Louise. Résultat ? Au bout de quelques semaines, mon moral était au fond des chaussettes et mon mari a dû presque me traîner dehors ! Chaque sortie était un déchirement, mais elle me permettait de revenir auprès de mon bébé né avant terme avec une bien meilleure énergie. Au bout de 2 mois d’hospitalisation, j’étais prête à sortir quelques heures et profiter d’un soin offert par mes copines chéries, ça m’a fait un bien fou. On le sait, ce n’est pas facile, mais se ressourcer ailleurs qu’avec son bébé est bénéfique pour tout le monde, ne serait-ce que pour laisser les émotions et les pleurs s’exprimer. Et rassure-toi, tu peux appeler le service de néonatalogie à tout moment du jour et de la nuit pour prendre des nouvelles et apaiser tes angoisses.
Certes, tu n’es pas dans le confort de ta maison, mais avec un peu d’imagination, on peut tricoter un vrai petit nid douillet autour de la couveuse ou du berceau de ton bébé. Voici les essentiels à amener dans le service (en validant avec l’équipe selon les règles de sécurité) :
Connaissez-vous l’ocytocine ? C’est notre alliée numéro un, l’hormone du bonheur, du lien et de l’amour. C’est elle qu’on veut générer en masse pendant notre Mois d’Or, et encore plus pour surmonter le traumatisme d’une naissance prématurée ! Elle aide à renforcer l’estime de soi et favorise l’éjection du lait maternel, si précieux pour le développement du bébé prématuré. Mais c’est une hormone timide, qui déteste le stress, le froid, les lumières fortes, les écrans bleus et les intrusions intellectuelles. Pour la booster : misez à fond sur le contact physique, la chaleur et la bienveillance.
Une super activité pour sécréter de l’ocytocine, c’est de tenir le livre de vie de votre bébé. Dans certains services de néonat, les puéricultrices le commencent avec beaucoup d’amour en y collant des photos et les premières victoires de votre p’tit warrior. Si le service ne le fait pas, lancez-le ! Écrire ou dessiner agit comme une vraie méditation pour apaiser le mental des parents. Avec mon mari, nous y avons écrit le récit complet de la naissance de Louise pour lui expliquer son arrivée au monde, ce qui nous a permis de partager nos ressentis et de libérer nos propres émotions. Un outil précieux pour humaniser la prématurité.
S’il n’y avait qu’une seule et unique recommandation à retenir pour traverser la prématurité, c’est bien celle-ci : du peau-à-peau à gogo ! Appelée méthode Kangourou, elle permet au bébé de retrouver les sensations in utero qu’il a quittées beaucoup trop tôt lors de l’accouchement prématuré. C’est une vraie thérapie, aussi apaisante pour le parent que pour l’enfant. Elle stabilise le rythme cardio-respiratoire, régule la température corporelle, stimule les sens et favorise même la prise de poids en massant naturellement le petit ventre du bébé contre le vôtre, ce qui facilite sa digestion. En prime, cela booste notre fameuse ocytocine et aide à construire le lien d’attachement.
Pour que ce moment dure plusieurs heures d’affilée sans interruption – car moins on déplace votre bébé prématuré, plus il économise son énergie sacrée pour grandir –, il faut s’installer comme un pro.
Parfois, l’hôpital se trouve loin, voire très loin de chez soi, et on se rend vite compte que faire les allers-retours quotidiens, c’est carrément énergivore, coûteux et usant. Si c’est votre cas, essayez de trouver rapidement un logement proche de l’hôpital, ou même carrément dedans si le service le permet ! Certains hôpitaux disposent de chambres appelées « mère-enfant » en soins intensifs ou continus, ou de petits studios et « hôtels des parents » pour que le couple puisse dormir ensemble dans le service.
Dans les plus grandes villes, il existe aussi la Maison des Parents (souvent financée par la fondation Mc Donald), qui permet une installation à plus long terme. Le gros point fort de ces maisons, en plus du prix très symbolique (souvent entre 4 € et 10 € la nuit), c’est que les pièces de vie sont communes. Ça permet de rencontrer, de partager et de créer du lien avec d’autres parents qui vivent exactement la même galère hospitalière. Et si l’hôpital n’a rien de tout ça sous la main, n’hésitez surtout pas à demander de l’aide ! Faites un appel autour de vous ou sur les réseaux sociaux pour trouver un logement privé à proximité, le réseau et l’entraide font parfois de vrais miracles.
Un des piliers clés du Mois d’Or, c’est de récupérer, se ressourcer, guérir et aider son corps à se régénérer après tous les efforts de la grossesse et de l’accouchement. L’alimentation n’est pas seulement un de nos besoins fondamentaux pour rester en vie, c’est aussi un moyen ultra-efficace pour récupérer en profondeur, partager des moments et nourrir l’âme grâce aux saveurs, aux couleurs et à tout l’amour mis dans le plat. Sauf que, soyons honnêtes : quand notre bébé est hospitalisé, qu’on n’a parfois même pas accès à une cuisine, ou tout simplement pas le temps (du tout !), bien manger devient un défi de taille.
Pas de panique, j’ai plusieurs solutions dans ma boîte à outils :
Et surtout, on n’oublie pas de se faire plaisir ! On a besoin de bon pour le moral, alors si tu as envie de craquer sur ton péché mignon, tu y as carrément droit. Parfois, on célèbre même certains caps de poids de nos p’tits warriors avec des bonbons ou du chocolat : la barre des 1 kg franchie = 1 kg de bonbons à ramener pour tout le service ! Pourquoi pas ?
Même si vous logez tout près, les allers-retours à l’hôpital restent fréquents. Mon conseil : utilise ce temps comme un vrai moment pour toi. Prépare en amont des podcasts, une playlist feelgood ou une relaxation sonore à faire pendant le trajet. C’est le moment parfait pour relaxer ton corps, apaiser ton mental, ou même laisser sortir tes émotions et pleurer un bon coup en voiture.
Une autre super proposition : utiliser ce temps pour communiquer ! Tenir tous les proches informés peut vite devenir débordant. Désigne une bonne étoile qui s’occupe de faire le relais et de diffuser les informations à votre place. Ou alors, passe simplement un coup de fil à un ami qui t’apporte de la bonne humeur, en fuyant les sujets qui fâchent. On garde son énergie pour ce qui compte vraiment !
La lactation, c’est un vaste sujet… et quand la naissance arrive plus tôt que prévu, on n’a souvent pas encore eu le temps d’y réfléchir, de s’informer ou de décider. L’allaitement n’est pas une évidence pour toutes les femmes, et tirer son lait l’est encore moins ! Cette décision t’appartient à toi et toi seule. Cependant, tu vas sûrement sentir une petite insistance, voire une sacrée pression de la part du service à ce sujet. Je trouve ça super important d’en connaître les raisons pour pouvoir prendre ta décision de manière éclairée.
Nos bébés nés prématurément ont vraiment besoin de lait maternel, c’est vital pour eux et c’est d’ailleurs la seule alimentation possible jusqu’à leurs 1,5 kg. Il se digère beaucoup plus facilement, aide l’intestin à mûrir, et contient des anticorps magiques qui renforcent leur système immunitaire. Comme la majorité du transfert d’anticorps se fait au troisième trimestre de grossesse, les bébés nés trop tôt en manquent énormément. Plus ton bébé prend de lait maternel, plus le risque de maladie diminue. Si tu n’as pas de lait ou si ça prend du temps, pas de panique : le service reçoit du lait de donneuses pasteurisé via le Lactarium pour prendre le relais au début.
Comme les lactariums manquent souvent de lait, c’est super important de donner aussi si tu le peux ! Pour nourrir ton bébé prématuré, on te demandera parfois d’être en « sur-lactation » afin de faciliter la future prise au sein. Alors si tu as du stock, garde ce qu’il faut dans ton congélateur pour le retour à la maison et donne le reste pour aider, à ton tour, les premiers jours de vie d’un autre petit bébé prématuré. Donner son lait est un geste généreux et solidaire pour que tous les nouveau-nés aient la même chance.
Si tu n’as pas assez de lait, pas la possibilité ou juste pas l’énergie pour ça, c’est OK, tu fais tout ton possible, chère maman ! C’est une partie très fatigante du post-partum et de l’hospitalisation, qui demande une sacrée logistique. Si c’était ton envie profonde, accroche-toi ! Fais-toi accompagner par les infirmières formées dans le service ou cherche une consultante en lactation spécialisée dans la prématurité.
Dans tous les cas, n’envisage pas le non-allaitement comme un échec, mais plutôt comme l’opportunité de garder ton énergie pour autre chose. Si tu hésites au début, je te conseille de recueillir ton lait juste pour stimuler la production dans un premier temps, pour ne pas avoir de regrets. Ton projet peut évoluer à tout moment : tu peux décider d’allaiter directement au sein dès que ton bébé en sera capable, ou lui donner ton lait au biberon.
L’allaitement de ton p’tit warrior ne ressemblera certainement pas à ce que tu avais imaginé. S’il est né très tôt, il n’a pas encore la maturité nécessaire pour téter efficacement, le lait lui est donc donné par une petite sonde. En attendant, il est important de stimuler ta lactation en tirant ton lait toutes les 2-3 heures. Clairement, c’est très fatigant et les réveils la nuit piquent fort ! Mais se dire qu’on offre le meilleur pour son bébé, ça n’a pas de prix. Au début, tu récolteras juste le colostrum et de petites quantités, fais-toi confiance et pas de stress sur les volumes. Dans sa pratique d’accompagnante, Joséphine TACK-NYS constate souvent que la quantité et la qualité du lait dépendent énormément de ton état physique et émotionnel.
Puéricultrices, aides-soignantes, infirmières… Ce sont les personnes que tu côtoieras le plus au quotidien. Les pédiatres passent aussi une fois par jour pour leur ronde. Leur rôle est de s’occuper des soins techniques et du confort de ton bébé, mais aussi de vous accompagner, vous les parents, à devenir autonomes avec votre enfant, progressivement. Les puéricultrices sont là pour vous soutenir, vous aider à créer le lien et à apprendre les premiers gestes si minutieux avec un petit préma.
Considère-les comme de vrais alliés ! Nous avons adoré découvrir à chaque fois leurs techniques pour soulager les coliques, aider à l’endormissement ou guider l’allaitement. Ce sont de vraies mines d’or d’informations, souvent passionnées par leur métier. Et pour créer du lien, nous avions choisi de les prendre en photo avec notre fille pour lui montrer plus tard les petites fées qui ont veillé sur ses premières semaines de vie. Toutes ces photos se retrouvaient dans son carnet de vie avec parfois un petit mot doux de leur part.
On a souvent l’impression de vivre sur une autre planète pendant l’hospitalisation, avec un énorme décalage avec la vie « normale ». Nos proches, sans le vouloir, peuvent être maladroits et ont du mal à savoir comment nous aider. Ils n’en restent pas moins nos bonnes étoiles ! Une bonne étoile, c’est une personne de soutien choisie par le couple pour l’épauler sur le plan moral ou matériel.
Mon meilleur conseil : soyez clairs dans vos demandes ! Ça les aidera à être présents sans vous envahir. Demandez-leur de gérer la logistique à la maison, les aînés, le linge ou les courses. Soyez aussi très clairs sur les règles d’hygiène et les visites souhaitées : votre bébé est fragile et n’a pas l’énergie pour gérer un virus en plus. Faites passer la santé de votre bébé avant le fait de vouloir faire plaisir à tout prix.
Une des communautés les plus connues est l’association SOS Préma. Leur groupe Facebook est extrêmement vivant, rempli de messages de soutien, de retours d’expériences et de parcours de bébés et parents warriors qui donnent énormément d’espoir (et on en a bien besoin !). L’association propose aussi une ligne d’écoute, un forum et des groupes de parole avec des psychologues.
Les parents des autres bébés du service seront aussi d’un grand soutien. En vivant la même chose au même moment, on se comprend en un clin d’œil, on se serre les coudes et on célèbre les petites victoires ensemble. Que ce soit de manière informelle ou lors de groupes de paroles organisés dans le service, partager nos vécus est d’une richesse incroyable.
N’oubliez pas d’écouter aussi de chouettes podcasts comme BLISS stories et, surtout, de vous faire confiance. Cette aventure à l’hôpital n’est qu’une infime partie de toute la belle vie qu’il vous reste à vivre ensemble. Allez, courage ! Vous allez y arriver, on y arrive, et surtout, mon mantra de toujours « tout passe ».
Une Bulle d’Amour et de Douceur sur la Côte d’Opale Vous traversez l’épreuve de la prématurité et vous ressentez le besoin d’être épaulés, écoutés et cocoonés dans cette aventure ? Que ce soit pour organiser logistiquement votre post-partum, vous offrir un soin Rebozo et serrage de bassin, libérer la parole ou réintroduire en douceur le souffle et le mouvement dans votre corps de jeune maman, je vous accompagne avec tout mon cœur. En tant que Doula et accompagnante postnatale formée par le réseau Le Mois d’Or, j’interviens à vos côtés aux alentours de Wimereux, Boulogne-sur-Mer, et sur toute la magnifique Côte d’Opale. Ensemble, créons votre nid de maternage chaleureux, même face à l’imprévu.
Maman d'une petite Louise née à 31 SA + 3, Joséphine a plongé du jour au lendemain dans l'univers de la grande prématurité et a vécu 75 jours d'hospitalisation au plus près de son bébé. Cette expérience de vie intense a renforcé sa conviction : il est possible (et essentiel !) de s'approprier son post-partum et d'y insuffler de la douceur, même entre les murs d'un service de néonatalogie.
Aujourd'hui Doula et accompagnante postnatale formée par le réseau Le Mois d'Or, elle met sa sensibilité, son approche du yoga (forme De Gasquet et vision Quantik Mama) et son expérience du terrain au service des futurs et jeunes parents. Elle les accompagne pour traverser les séismes de la naissance, apprivoiser l'hospitalisation, préserver l'alliance du couple et tisser sereinement le lien d'attachement avec leur p'tit warrior.
📍 Secteur d'intervention : Joséphine vous accompagne à domicile et à l'hôpital aux alentours de Wimereux, Boulogne-sur-Mer et sur toute la Côte d'Opale (62930).
Autrice et chercheuse de sens, Céline Chadelat est une figure de référence et une pionnière dans l’accompagnement du post-partum en France.
Sa trajectoire professionnelle et personnelle prend un tournant décisif lors de ses propres maternités. Constatant le manque de repères, l'isolement et la vulnérabilité qui entourent souvent les semaines suivant l'accouchement, elle choisit de mettre sa plume et sa rigueur journalistique au service d'une cause alors invisible : le quatrième trimestre de la grossesse.
En co-écrivant l’ouvrage incontournable Le Mois d'Or : Bien vivre le premier mois après l'accouchement (Éditions Presses du Châtelet), Céline Chadelat pose les bases d’un véritable changement de paradigme en francophonie. Inspiré des traditions ancestrales du monde entier et adapté aux réalités de la vie moderne, ce concept du "Mois d’Or" redéfinit les quatre premières semaines post-accouchement comme un espace sacré, dédié à la récupération physique de la mère, au tissage du lien avec le nouveau-né et à la préservation de la cellule familiale.
Au-delà de son travail d'autrice, elle explore depuis de nombreuses années les voies de la transmission, de la quête intérieure et de l'écologie corporelle, notamment à travers la pratique du yoga et de la méditation. Ses écrits, qu'il s'agisse de ses livres, de ses articles ou de ses interventions, se distinguent par une approche à la fois pragmatique, chaleureuse et profondément humaine.
Aujourd’hui, elle continue d'œuvrer pour la sensibilisation du grand public et des professionnels de la péridoulance, transmettant des clés concrètes pour que chaque femme puisse aborder la maternité dans la douceur, la sécurité et la pleine possession de ses forces.
Marie Mahé-Poulin est psychologue clinicienne, psychothérapeute et co-fondatrice du concept Le Mois d’Or. Spécialiste reconnue en périnatalité, santé mentale maternelle et accompagnement du post-partum, elle met son expertise clinique au service des parents et des professionnels du secteur médico-social. Autrice de l'ouvrage de référence Le Mois d'Or : Bien vivre le premier mois après l'accouchement (Éditions Presses du Châtelet), elle est également praticienne certifiée en EMDR, spécialisée dans le traitement des vécus traumatiques liés à la naissance, à la parentalité et aux troubles de l'attachement précoce.